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Sonaca déploie ses ailes

SONACA NMF CANADA aspire à élargir son rôle d’intégrateur, rapporte notre journaliste, Gaëtan Lavoie. Il a visité l’usine de Saint-Janvier, à Mirabel et a interviewé son chef de la direction, M. Philippe Hoste.

« Nous voulons rassembler autour de nous le plus grand nombre de fournisseurs possible, livrer des ailes plus complètes! » – Philippe Hoste

L’appel est lancé à toutes les entreprises œuvrant dans le domaine des ailes d’avions. SONACA cherche à se déployer en misant sur sa spécialité : les ailes des avions d’affaires et régionaux. Philippe Hoste veut créer des partenariats et même acquérir des entreprises qui gravitent dans le domaine.

« Nous possédons l’espace pour fabriquer ou assembler des nervures, des longerons, des raidisseurs, des cadres, des cloisons, toutes des structures en aluminium! »

SONACA, c’est 250 employés, 32M$ de chiffre d’affaires. Une usine où l’on a investi 20M$ pour agrandir; 100 000 pieds de plus d’espace travail. Davantage de carrés pour surfacer les ailes d’Embraer, Gulfstream et Bombardier.

Le nombre d’ailes destiné aux avions d’affaires dépasse celui généré par les appareils régionaux. Mais, ces derniers étant plus gros, ils génèrent davantage de travail et de revenus. Les petites et les grandes ailes représentent, à parts égales, le chiffre d’affaires annuel de SONACA.

L’intégrateur en aérospatiale de Saint-Janvier espère gruger largement dans un marché qu’il ne contrôle qu’à 35%. Le potentiel de croissance pour SONACA ne peut que susciter l’ambition.

« On a affûté nos armes avant d’aller au combat », affirme posément le chef de la direction. « Nos équipements et notre personnel sont prêts. Des choses concrètes pourraient se produire en 2010. J’en suis confiant! Soit que j’achète ou soit que l’on s’associe à d’autres entreprises canadiennes du Québec ou encore de l’Ontario! »

Des ailes en aluminium plutôt qu’en composite

Celui à qui SONACA, de Belgique, a confié en 2005 le redressement de la filiale canadienne croit que son entreprise doit se concentrer sur la fabrication de surfaces d’ailes en aluminium. « La technologie actuelle de fabrication en composite pose problèmes. Ça va pour les petits appareils. Mais dès qu’ils ont plus d’envergure, ça ne me semble pas la meilleure affaire. Mitsubishi vient de renoncer aux ailes en composites pour son MRJ! »

SONACA se prive ainsi d’alimenter Bombardier, qui veut du composite pour sa série C et le Learjet 85. Par ailleurs, les portes s’ouvrent toutes grandes chez Gulfstream et Embraer, qui privilégient l’aluminium. Les six programmes du constructeur brésilien limitent l’usage du composite.

Tout ce qui se trouve dans une aile ou dans la queue d’un avion représente autant d’opportunités d’affaires pour SONACA. Les règles ont changé dans l’industrie de la construction d’avions. « Autrefois, de dire monsieur Hoste, nos clients pouvaient nous proposer de ne pas s’occuper des matières premières et de l’assemblage final. Aujourd’hui, c’est le contraire. Ils veulent qu’on leur livre à temps des produits plus complets. Nous travaillons à les satisfaire! »

Satisfaire nos clients

Satisfaire les clients plutôt que de se complaire dans la performance d’entreprise, voilà l’un des leitmotivs du personnel de SONACA NMF CANADA. « On s’est dit qu’on voulait être les meilleurs et rattraper la confiance perdue auprès des clients! On veut être les numéros un dans la niche de fabrication des panneaux d’ailes! »

À l’usine de Saint-Janvier, par voie de chemin de fer, des wagons livrent d’énormes masses d’aluminium qui se métamorphosent en ailes ultra-minces, flexibles et hyper résistantes. Puis on les sort en rang, enveloppées dans une sorte d’immense papier-cadeau. Et voilà qu’elles sont greffées sur les flancs des avions dans un délai méticuleusement planifié. Livraison pile, pas d’avance, ni en retard; un calendrier réglé sur des heures plutôt que des jours. On minimise les inventaires.

Voler de ses propres ailes

L’entreprise s’avérait déficitaire depuis son acquisition en 2003 par le grand groupe Belge SONACA, qui emploie 2 400 personnes dans six usines à travers le monde. La multinationale applique une stratégie de groupe, mais exige l’autonomie financière pour chacune des usines. Marché civil ou militaire, chacune est spécialisée. En Amérique, l’équipe de Mirabel travaille souvent en tandem avec l’usine de Wichita, au Kansas. Les deux font la paire pour accrocher des ailes sur des RJ190 et 195 d’Embraer.

SONACA international a largement soutenu l’implantation de SONACA MLF CANADA. Une implantation réussie aussi, et surtout grâce à l’implication du FONDS FTQ, d’Investissement Québec, de Développement économique Canada et de GE Capital.

Préparation, profits et partage

Les profits sont apparus en 2006. SONACA CANADA vole de ses propres ailes. Le chiffre d’affaires grimpe jusqu’à 42 M$ en 2008; c’est un bond de 10M$ en deux ans à peine. Elle n’était plus un simple fournisseur de pièces d’ailes. Elle se transformait en intégrateur. La production a doublé en cinq ans, avec à peine 25% plus d’employés, selon la revue Desjardins Entreprises. On s’est préparé, affirme monsieur Hoste.

« J’ai fait confiance à des jeunes. On est parvenu à convertir une mentalité de perdant vers une mentalité de conquérant. On a partagé nos succès financiers avec nos employés. C’était inscrit dans la convention collective, mais ils n’en avaient jamais profité. »

En 2007, l’équipe de SONACA a obtenu le prix de l’Association québécoise de l’aérospatiale. Une reconnaissance qui souligne la qualité de la gestion, l’innovation, la qualité de la direction, la conscience sociale ainsi que la participation à la vie associative. « Cela a grandement contribué à la motivation des employés! »

« SONACA ne cesse de se développer, depuis que Philippe Host en assure la direction. Il a élargi son marché » affirme M. William S.Thompson, V.P. au Développement organisationnel et des affaires de Emergia Aerospace. Cette entreprise fabrique des gabarits d’assemblage et des structures de soutien pour SONACA.

SONACA évite les mises à pied

Le marché mondial des avions d’affaires et régionaux s’est effondré d’un tiers en 2009. SONACA a encaissé la secousse avec souplesse, malgré une baisse de revenus de 10M$. Elle a terminé l’année avec un chiffre d’affaires de 32M$.

Les travailleurs que SONACA pouvait avoir en supplément en raison de la baisse de production des CRJ de Bombardier conservent leur emploi. Une demande accrue des autres types d’appareils que construisent Bombardier, Embraer et Gulfstream permet à SONACA de rester en équilibre dans l’industrie aérospatiale funambule de la première décennie des années 2000.

« Nous avions anticipé la baisse en 2009 et nous avons géré en conséquence. On conserve un volume de production acceptable. Il n’a pas été nécessaire de réduire notre personnel.»

Au moment de l’entrevue, monsieur Hoste revenait tout juste du Brésil, où il a visité les dirigeants d’Embraer, le numéro quatre dans l’industrie des avions d’affaires et régionaux. Une semaine plus tôt, il rencontrait les dirigeants de Bombardier.« Il y a convergence de points de vue chez les constructeurs : l’année 2010 ne sera pas particulièrement bonne; tout au plus, elle sera une année de stabilisation! »

Petit regain observé, SPIRIT s’annonce

Fin décembre, début janvier, on assiste à une légère remontée des volumes de production chez Bombardier, Gulfstream et Embraer!

Bombardier remet en marche la chaîne d’approvisionnement du Learjet, qui avait été stoppée au plus fort de la crise de l’an dernier. SONACA profite aussi de la production d’ailes pour quelques unités supplémentaires du Challenger 850.

En décembre 2009, Embraer recevait de nouvelles commandes de E-190 et 195, les concurrents directs du CRJ de Bombardier. Chez Gulfstream, les programmes G150 et G200 se remettent timidement en marche, à raison d’un avion par mois.

SPIRIT, de Tulsa en Oklahoma, un intégrateur employant plus de 10 000 personnes à travers le monde, vient d’approcher SONACA. L’ancienne division de Boeing, sous le contrôle d’ONEX, une compagnie canadienne, recherche un partenaire. Elle a décroché un lucratif contrat : l’assemblage des panneaux d’ailes de Gulfstream 250 et 650. De quoi déployer davantage les ailes de SONACA.

Sources: Magazine Plain Vol Février 2009

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Communiqués de presse

Sonaca NMF Canada expands its operation and ANNOUNCES a $17 Million investment for the expansion of its Mirabel plant

Mirabel, October 11, 2007 – Sonaca NMF Canada announces today an investment of $17 Million to expand its operations and its manufacturing plant in Mirabel. «more»

SONACA NMF CANADA DE MIRABEL – RELANCE RÉUSSIE DANS L’INDUSTRIE AÉRONAUTIQUE AU QUÉBEC

Mirabel, le 19 avril 2007 – Sonaca NMF Canada a réalisé un bénéfice net de 1,9 millions $ en 2006, comparativement à une perte de 2,3 millions $ pour l’exercice précédent. «plus»

SONACA NMF CANADA – NOMMÉE ENTREPRISE DE L’ANNÉE PAR L’ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DE L’AÉROSPATIALE (A.Q.A.)

Mirabel, le 19 juin 2007 – Sonaca NMF Canada a reçu le Prix de l’Entreprise de l’année 2007 remis par l’Association québécoise de l’aérospatiale. «plus»

Réalisations et projets

Client : Bombardier CRJ200

SONACA MONTREAL fabrique les panneaux d’ailes depuis le lancement du CRJ200 par Bombardier. Ceci représente un volume de 21,600 panneaux.

Client : Embraer 190/195

Nous avons atteint un volume de 50 panneaux par mois pour ce programme de la compagnie Embraer.

Client : Israel Aircraft Industries G200

Nous fabriquons jusqu’à 110 composants d’ailes par mois pour les avions G150 et G200 d'Israel Aircraft Industries.

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